LE LAPIN BLANC DE LA BANLIEUE DES MERVEILLES

Au saut du lit, pendant la promenade de chien-chien, qui était fort guilleret ce matin, j’ai rencontré un lapin blanc. Du coup, j’ai pensé à Alice. Je me suis retrouvée dans la Banlieue des Merveilles. Je ne savais pas qu’il y avait des lapins blancs dans le bois de Longueuil-sur-le Parc (LSP pour les initiés). J’aurais rencontré un lièvre que je me serais dit, chic un lièvre, c’est joli un lièvre, surtout à brûle-pourpoint aux aurores. Mais ça n’aurais pas été magique. Un lapin blanc qui m’attend dans le bois pour la promenade de chien-chien, ça c’est magique. Monsieur Lapin du bois des Merveilles. Il m’épiait, a fait 2-3 petits bonds pour tester ma dangerosité. Surtout celle de mon chien de 4 kg qui n’y a vu que du feu (il a des cataractes). Il s’est arrêté, s’est roulé en boule pour une pause photo. Je l’ai immortalisé.

C’est comme si mon territoire s’agrandissait d’un coup, une vague déferlante de l’intérieur comme de l’extérieur. Une clé pour ouvrir une brèche dans l’espace-temps métro-boulo-dodo et empêcher la journéee de se refermer sur moi, sans magie.

Il me revient toutefois que le Lapin Blanc a une obsession : celle d’être en retard. Il court après le temps qui lui échappe sans cesse. Il consulte sa montre et il est déjà trop tard. Peut-être que ce matin, le Lapin Blanc n’était en fait qu’un fragment de ma conscience en cavale?

- Merci à l’illustrateur John Tenniel (1820-1914) pour son Lapin Blanc.

LE LAPIN BLANC DE LA BANLIEUE DES MERVEILLES

Au saut du lit, pendant la promenade de chien-chien, qui était fort guilleret ce matin, j’ai rencontré un lapin blanc. Du coup, j’ai pensé à Alice. Je me suis retrouvée dans la Banlieue des Merveilles. Je ne savais pas qu’il y avait des lapins blancs dans le bois de Longueuil-sur-le Parc (LSP pour les initiés). J’aurais rencontré un lièvre que je me serais dit, chic un lièvre, c’est joli un lièvre, surtout à brûle-pourpoint aux aurores. Mais ça n’aurais pas été magique. Un lapin blanc qui m’attend dans le bois pour la promenade de chien-chien, ça c’est magique. Monsieur Lapin du bois des Merveilles. Il m’épiait, a fait 2-3 petits bonds pour tester ma dangerosité. Surtout celle de mon chien de 4 kg qui n’y a vu que du feu (il a des cataractes). Il s’est arrêté, s’est roulé en boule pour une pause photo. Je l’ai immortalisé.

C’est comme si mon territoire s’agrandissait d’un coup, une vague déferlante de l’intérieur comme de l’extérieur. Une clé pour ouvrir une brèche dans l’espace-temps métro-boulo-dodo et empêcher la journéee de se refermer sur moi, sans magie.

Il me revient toutefois que le Lapin Blanc a une obsession : celle d’être en retard. Il court après le temps qui lui échappe sans cesse. Il consulte sa montre et il est déjà trop tard. Peut-être que ce matin, le Lapin Blanc n’était en fait qu’un fragment de ma conscience en cavale?

- Merci à l’illustrateur John Tenniel (1820-1914) pour son Lapin Blanc.

  1. chantalberthiaume a publié ce billet